vendredi 28 avril 2017

Bilan du challenge #7

Le mois d'avril se termine, et avec quelques jours d'avance, nous vous proposons de retrouver le bilan des participants. De nombreux livres, de nombreux genres, chacun a su trouver des lectures correspondantes aux items !

Rappel du challenge #7 en photo :


Place maintenant aux bilans ! Pour chaque item on vous propose de découvrir les titres qui ont été choisit, peut-être que d'ailleurs vous les avez déjà lu ou alors vont ils rejoindre votre wishlist... Pour rappel, un même titre peut servir à plusieurs items !


Bilan de Marion (@la_dory):
  1. Lire un polar : Un appartement à Paris de Guillaume Musso 
  2. Lire un livre que l'on t'a offert : Les derniers jours de Rabbit Hayes d'Anna Mc Partlin
  3. Lire un pocketLes derniers jours de Rabbit Hayes d'Anna Mc Partlin
  4. Lire un livre de moins de 200 pages : En mer de Toni Heijmans 
  5. Lire un livre en rapport avec la gourmandise (titre ou couverture) :
  6. Lire un livre qui fait penser au printemps : Mourir au printemps de Ralf Rothmann 
  7. Lire un livre dont le titre tient en un seul mot : Emprise de Valérie Gans 
  8. Lire un livre avec du jaune sur la couverture : Emprise de Valérie Gans
  9. Lire un livre que tu voulais lire depuis longtempsLes derniers jours de Rabbit Hayes d'Anna Mc Partlin
  10. Lire un livre avec un prénom dans le titre : Qui veut la peau d'Anna C. ? de Sophie Henrionnet

 Bilan de Delphine :
  1. Lire un polar Ragdoll de Daniel Cole
  2. Lire un livre que l'on t'a offert : Le sourire des femmes de Nicolas Barreau
  3. Lire un pocket
  4. Lire un livre de moins de 200 pages L'interphone ne fonctionne toujours pas de Pierre-Etienne Bram
  5. Lire un livre en rapport avec la gourmandise (titre ou couverture)
  6. Lire un livre qui fait penser au printemps
  7. Lire un livre dont le titre tient en un seul mot
  8. Lire un livre avec du jaune sur la couverture
  9. Lire un livre que tu voulais lire depuis longtemps
  10. Lire un livre avec un prénom dans le titre Je m'appelle Birdy de Franco Mannara

Bilan d'Estelle (@stella_pusilli):
  1. Lire un polar : La fille de Brooklyn de Guillaume Musso
  2. Lire un livre que l'on t'a offert : La fille de Brooklyn de Guillaume Musso
  3. Lire un pocket : La fille de Brooklyn de Guillaume Musso
  4. Lire un livre de moins de 200 pages : Une gourmandise de Muriel Barbery
  5. Lire un livre en rapport avec la gourmandise (titre ou couverture) : Une gourmandise de Muriel Barbery
  6. Lire un livre qui fait penser au printemps : De tes nouvelles d'Agnès Ledig
  7. Lire un livre dont le titre tient en un seul mot : Lolita de Vladimir Nabokov
  8. Lire un livre avec du jaune sur la couverture : L'horizon à l'envers de Marc Levy
  9. Lire un livre que tu voulais lire depuis longtemps : L'horizon à l'envers de Marc Levy
  10. Lire un livre avec un prénom dans le titre :Lolita de Vladimir Nabokov

Bilan de Cocounette (@CocoDubosq)

  1. Lire un polar : Territoires d'Olivier Norek
  2. Lire un livre que l'on t'a offert : Kissmee de Aline Inacio
  3. Lire un pocket : Red Queen de Victoria Aveyard
  4. Lire un livre de moins de 200 pages : 120 minutes de Cécile Brun
  5. Lire un livre en rapport avec la gourmandise (titre ou couverture)
  6. Lire un livre qui fait penser au printemps
  7. Lire un livre dont le titre tient en un seul mot : EWA de Matthieu Biasotto
  8. Lire un livre avec du jaune sur la couverture : 120 minutes de Cécile Brun
  9. Lire un livre que tu voulais lire depuis longtemps : CRESS de Marissa Meyer
  10. Lire un livre avec un prénom dans le titre : Cress de Marissa Meyer


Bilan de Vanessa (@vaness06):
  1. Lire un polarLe jeu de Ripper d'Isabel Allende
  2. Lire un livre que l'on t'a offertLe jeu de Ripper d'Isabel Allende
  3. Lire un pocketLe jeu de Ripper d'Isabel Allende
  4. Lire un livre de moins de 200 pages Pourquoi tant de haine ? Amelie Neten
  5. Lire un livre en rapport avec la gourmandise (titre ou couverture) : Du couscous dans le pudding de Yamina Mazzouz
  6. Lire un livre qui fait penser au printemps
  7. Lire un livre dont le titre tient en un seul mot : Hortense de Jacques Expert
  8. Lire un livre avec du jaune sur la couvertureFree fall de Leah Raeder
  9. Lire un livre que tu voulais lire depuis longtempsFree fall de Leah Raeder
  10. Lire un livre avec un prénom dans le titre : Hortense de Jacques Expert

Pour rappel, faute de temps notamment, il n'y aura pas de challenge en mai !
Nous vous en proposerons un de nouveau en juin.
D'ici là, bonnes lectures :)

jeudi 27 avril 2017

Ragdoll - Daniel Cole

Synopsis : La police découvre un cadavre composé de six victimes démembrées, assemblées entre elles par des points de suture telle une marionnette, et que la presse va rebaptiser Ragdoll, la poupée de chiffon. L'inspecteur Fawkes, qui vient juste d'être réintégré à la Metropolitan Police de Londres, dirige l'enquête sur cette épouvantable affaire, aidé par son ancienne coéquipière, l'inspecteur Baxter. Le tueur nargue la police en diffusant via les médias une liste de six noms, et en précisant les dates auxquelles il compte les assassiner.

Fawkes et Baxter réussiront-ils à sauver ces six personnes, quand le monde entier garde les yeux braqués sur chacun de leurs mouvements ?


Vous n'avez sûrement pas échappé au raz-de-marée Ragdoll sur les réseaux sociaux. Dès sa sortie, je l'ai vu passé et repassé à de nombreuses reprises. Aussi quand j'ai vu sur Netgalley qu'il était disponible, j'en ai fait la demande. D'ailleurs au passage je remercie La Bête Noire de m'avoir donné l'opportunité de le lire.

Les critiques sont mitigées, il y a ceux qui ont adoré, ceux qui ont aimé, mais sans plus et ceux qui n 'ont pas aimé du tout. Aussi, ai-je laissé passer un peu de temps pour me plonger dans ce livre. Je n'avais pas envie d'être déçue parce que j'en attendais trop.

Ragdoll, c'est l'histoire d'un cadavre. Un cadavre composé de 6 membres de victimes différentes, assemblées entre elle. C'est l'inspecteur Fawkes, surnommé Wolf, fraîchement réintégré à la Metroplitan Police de Londres qui va diriger l'enquête. Il sera assisté par Baxter sa coéquipière et Edmunds un jeune stagiaire. L'enquête va prendre une toute autre tournure dès lors que le tueur va livrer à la presse une liste de 6 personnes qui seront assassinées, avec les dates. Sur cette liste, en dernier apparaît le nom de Wolf.

Je m'arrête là pour l'histoire. Que vous dire ? Je pourrai commencé ma chronique par : Bordel ! Mais quel livre !!! J'ai tout simplement adoré ce livre. Tout je dis bien tout y était réuni pour me plaire. Déjà l'histoire. Une intrigue rondement menée qui va nous tenir tout au long de notre lecture. Ce cadavre recomposé va être le fil rouge du roman. A qui appartiennent ces membres ? Au fur et à mesure de l'enquête, des révélations vont se faire et vont dérouter notre équipe d'enquêteurs. Surtout quand dès le départ, la tête de Ragdoll est identifiée comme celle du tueur en série que Wolf a arrêté il y a quelques années et qui normalement devait croupir en prison.

Ensuite, les personnages. Personnellement, Wolf est LE type de personnage que j'adore. L'enquêteur, blessé, meurtri qui traîne son passé comme un boulet. Dès le départ, on remarque ce personnage, déjà par sa tenue vestimentaire, puis ensuite par son caractère. Baxter sa coéquipière est également un flic blessé, à fleur de peau ce qui la rend tenace, souvent désagréable. Quant à Edmunds, le jeune stagiaire, il est peut être LE personnage clé de ce livre. Auparavant à la répression des fraudes, Ragdoll va être sa première enquête. Il va alors mettre à profit les études de profilage qu'il a effectué. Je dirai que c'est un personnage auquel on s'attache facilement pour sa jeunesse et son regard neuf. Il est un tout jeune flic, et n'est pas encore esquinté par les enquêtes, contrairement à Wolf et Baxter.

J'avais lu dans une chronique que si on avait aimé Seven, on adorerait Ragdoll. Hé bien, je confirme ! Seven avait été pour moi une énorme claque au moment de sa sortie. Et Ragdoll vient de m'en mettre une énorme également ! Daniel Cole nous livre là un excellent thriller. Meurtre après meurtres, la tension monte dans le clan des enquêteurs et la présence des médias en permanence n'arrangera rien. Tout au long du roman, on se pose milles questions pour essayer de trouver le coupable. Honnêtement j'ai douté à de nombreuses reprises. Là où l'auteur est très fort c'est qu'il nous mène en bâteau, nous livrant çà et là quelques indices. 

Avec Ragdoll, attendez-vous à passer une nuit blanche, et quelques heures de lecture haletantes. Parce qu'une fois commencé, vous n'aurez qu'une envie : connaître la fin. 

C'est un premier roman pour Daniel Cole, et même si le récit souffre parfois de quelques longueurs, j'ai littéralement été bluffée. Je suis ravie, parce que j'avais peur d'être déçue ou de passer à côté, et non. Donc vous l'aurez compris Ragdoll est un énorme coup de coeur ! J'avais tellement d'attente par rapport à ce livre, mais il a finalement répondu à mes attentes, et bien plus !!  C'est le genre de livre qui me rappelle toujours pourquoi le thriller est ce que je préfère lire. 

Alors vous aussi, laissez-vous tenter, et jetez-vous sur ce roman ! 


mercredi 26 avril 2017

Edgar Nelson au pays d'Oz - Franck Driancourt

Synopsis : Les vacances d’automne arrivent à leur terme et c’est le cœur lourd et l’esprit rongé par le doute et les incertitudes qu’Edgar reprend le chemin de l’école. Son séjour chez ses grands-parents a profondément modifié son rapport à la vie, à la mort, à ses rêves et à la réalité. Ses priorités ne sont plus les mêmes. Naguère adulée, sa console chérie est délaissée au profit des livres et des études. C’est un profond changement qui s’opère dans son esprit, une vraie révolution. Les médecins appellent cela l’adolescence dans le meilleur des cas, la folie dans le pire... Edgar flotte quelque part entre ces deux extrêmes, il ne sait juste pas où. Aussi, lorsqu’il reçoit un étrange paquet, il est loin de s’imaginer qu’une aventure, jalonnée de pièges et de péripéties est sur le point de le submerger à nouveau. Trouvera-t-il la force nécessaire pour résister à l’envie de basculer dans un nouveau monde ? Qui est cette mystérieuse jeune fille qui répond au prénom de Dorothée ? Dans un monde étrange et magique, Edgar devra faire face à de nouvelles épreuves. En sortira-t-il indemne ?


Rappelez-vous l'année dernière, je vous parlais des aventures d'Edgar Nelson de Franck Driancourt http://aubazaardeslivres.blogspot.fr/2016/03/les-aventures-dedgar-nelson-franck.html

Hé bien, figurez-vous, que Franck Driancourt a réitéré l'aventure et nous propose aujourd'hui une virée au Pays d'Oz. Quoi de plus normal que de découvrir ce nouveau livre alors que j'avais adoré le premier ?

Dans ce deuxième opus, nous retrouvons notre Edgar. Il reprend le chemin du collège sans grande conviction, n'ayant qu'une envie pouvoir à nouveau retrouver son oncle Christophe. Il a beau essayer, rien n'y fait, la magie n'opère plus. Jusqu'au jour où il reçoit un paquet. Un livre ancien à l'intérieur, l'écriture de son oncle, il n'en faut pas plus à Edgar pour se plonger dans ce livre. Et comme par miracle, le voilà catapulté au pays d'Oz. Il devra alors faire face à de nouvelles aventures afin de sauver une jeune fille, Dorothée, ainsi que son Oncle à nouveau. Son chemin sera parsemé d'embuches et il va rencontrer de nombreux personnages.

Je m'arrête là pour l'histoire. Si vous voulez en savoir plus, il vous faudra vous aussi partir au pays d'Oz. Que dire sur ce roman ? Déjà c'est un deuxième opus, alors forcément, on attend beaucoup de ce livre. Je vous avoue qu'en le commençant, j'espérais vraiment retrouver tout ce que j'avais aimé dans le premier tome. Figurez-vous que je n'ai pas été déçue ! C'est même au-delà de mes espérances.

Comme pour le précédent, dans lequel on retrouvait avec plaisir Tom Sawyer et ses amis, dans celui-ci, j'ai adoré me retrouver au Pays d'Oz en compagnie de Dorothée, de l'homme de paille sans cervelle, l'homme de fer sans coeur, et le lion sans courage. C'est une version revisitée du magicien d'Oz que nous offre là Franck Driancourt. Et tout est réuni pour nous faire passer un très agréable moment de lecture.

L'écriture est toujours aussi agréable à lire, et honnêtement je n'ai pas vu le temps passé. Pendant quelques heures, j'ai tout oublié. Au revoir les soucis du quotidien, bonjour Dorothée et ses amis. J'ai adoré me promener sur le célèbre chemin en brique jaune. Les personnages sont toujours aussi bien travaillés, et les descriptions justes parfaites. J'ai également beaucoup apprécié en savoir un peu plus sur Christophe. Honnêtement, cela donne envie de relire l'oeuvre originale !

Bref, vous l'aurez compris, j'ai adoré me replonger dans les aventure d'Edgar. Un troisième opus est prévu, et honnêtement, j'ai hâte de découvrir une nouvelle histoire. Un grand merci à Franck pour cette idée originale, pour sa confiance.

Franchement laissez-vous convaincre et jetez-vous sur ces livres => PAR ICI


mardi 25 avril 2017

L'impasse - Estelle Thareau

Synopsis : Au cœur de Chanzy, ville minière en plein déclin, trois femmes, deux hommes et un enfant se partagent une cour baptisée « l'Impasse ». Tous ne survivront pas à la haine qui les lie. Revenu sur les lieux de son enfance, le policier David Bertal suivra, au fil des vengeances et des trahisons, le chemin qui le conduira à affronter les acteurs de son passé. Mais, entre doutes et remords, parviendra-t-il à déchirer le voile noir qui entoure la vie et les secrets de ceux qu'il a aimés autrefois ?

 C'est dans le cadre de mon partenariat avec les éditions Taurnada que j'ai lu L'impasse d'Estelle Thareau. J'avais eu l'occasion de croiser Estelle aux premières rencontres littéraires du Creusot l'année dernière. J'avais d'ailleurs acheté Orages, son premier roman (honte à moi il est toujours dans ma PAL). Mais jusqu'à présent, chacune de mes lectures pour les éditions Taurnada a été une belle découverte. Et L'impasse confirme cela.

Dans l'impasse, nous sommes à Chanzy, une ville minière de Bourgogne. Et plus précisément dans une impasse où 2 familles que tout oppose, cohabitent. Le meurtre d'un des habitants de cette impasse va tout faire basculer. David Bertal, ancien enfant du pays devenu policier, va revenir sur place afin de mener l'enquête. Entre secrets, trahison, et remords, réussira-t-il à résoudre cette énigme ?

Je m'arrête là pour l'histoire, parce que j'ai peur de trop vous en dire. En effet, moins vous en savez, plus vous serez surpris et apprécierez votre lecture.

J'ai adoré ma lecture. Dès les premières pages,  Estelle Thareau place les bases de son histoire. Elle nous entraîne alors dans un enquête des plus sombres. De révélations surprenantes en manipulations, David Bertal aura fort à faire pour découvrir le fin mot de cette affaire. L'ambiance de ce roman est très pesante, et par moment certains passages sont oppressants. Les personnages sont bien travaillés, même si pour la plupart d'entre eux, je les ai trouvé détestables à souhaits. Le seul que j'ai trouvé attachant, est David Bertal.

L'intrigue est rondement bien menée, et pas un seul moment je ne me suis doutée de l'issue. D'ailleurs, quelle est l'issue de ce roman ? C'est là où Estelle Thareau est très forte, parce que dans L'impasse, elle va vous mener en bateau, vous faire prendre des voies sans issue, vous faire faire demi-tour,  tout en faisant monter un suspense parfois insupportable. 

Autre point positif de ce roman : l'écriture d'Estelle Thareau. Le style est fluide et intense. Elle ne s’embarrasse pas de descriptions inutiles, bien au contraire. Elle nous livre çà et là toujours avec les mots justes, ce qu'il faut. On s'imagine parfaitement bien les lieux, on ressent parfaitement bien les différentes émotions qu'elle veut susciter. Bref, un roman sombre, au ton juste.

En conclusion, je dirai que l'impasse est un très bon polar qu'il faut lire. Nul doute qu'il faudra compter sur Estelle à l'avenir. D'ailleurs je vais m'empresser de découvrir Orages.

L'impasse est disponible aux Editions Taurnada.





lundi 24 avril 2017

"La lettre qui allait changer le destin d'Harold Fry arriva le mardi..." de Rachel Joyce



C'était à mon tour de choisir un livre à faire découvrir à Delphine, et pour cette fois-ci mon choix s'est porté sur un roman de Rachel Joyce : La lettre qui allait changer le destin d'Harold Fry arriva le mardi...

Résumé : 

Il était juste parti poster une lettre.
Mais c’est mille kilomètres qu’il va parcourir à pied.
Un roman inoubliable qui a conquis le monde entier.
« Je suis en chemin. attends-moi. Je vais te sauver, tu verras. Je vais marcher, et tu vivras. »
Harold Fry est bouleversé par la lettre qu’il reçoit de Queenie Hennessy, une ancienne amie qui lui annonce qu’elle va mourir.
Alors que sa femme, Maureen, s’affaire à l’étage, indifférente à ce qui peut bien arriver à son mari, Harold quitte la maison pour poster sa réponse. Mais il passe devant la boîte aux lettres sans s’arrêter, continue jusqu’au bureau de poste, sort de la ville et part durant quatre-vingt-sept jours, parcourant plus de mille kilomètres à pied, du sud de l’Angleterre à la frontière écossaise.
Car tout ce qu’Harold sait, c’est qu’il doit continuer à marcher.

Pour Queenie.
Pour son épouse Maureen.
Pour son fils David.

Pour nous tous.

J'ai choisi ce livre, car c'est avec ce titre que j'ai découvert l'écriture de Rachel Joyce, une auteure que j'ai de suite apprécié et que je prends toujours autant de plaisir à lire, mais également parce que celui-ci est une très belle histoire.


La lettre qui allait changer le destin d'Harold Fry arriva le mardi est une véritable aventure humaine. Une aventure pleine de douceur, de tendresse qui offre des passages aussi bien émouvants que tendre, et même amusants. Le temps de quelques pages, nous accompagnons Harold dans l'aventure de sa vie, dans un périple qui le marquera tout autant que le lecteur. Les flash-back qui ponctuent ce livre offrent également le récit de toute une vie. Ce livre de Rachel Joyce est une petite douceur qui fait du bien au moral tout simplement, voilà pourquoi je l'ai choisi essentiellement.

jeudi 20 avril 2017

L'heure des fous - Nicolas Lebel



Ce mois-ci, Marion et moi avions choisi de lire L'heure des fous de Nicolas Lebel.

SynopsisParis: un SDF est poignardé à mort sur une voie ferrée de la gare de Lyon. "Vous me réglez ça. Rapide et propre, qu’on n’y passe pas Noël", ordonne le commissaire au capitaine Mehrlicht et à son équipe : le lieutenant Dossantos, exalté du code pénal et du bon droit, le lieutenant Sophie Latour qui panique dans les flash mobs, et le lieutenant stagiaire Ménard, souffre-douleur du capitaine à tête de grenouille, amateur de sudoku et de répliques d’Audiard...
Mais ce qui s’annonçait comme un simple règlement de comptes entre SDF se complique quand le cadavre révèle son identité.
L’affaire va entraîner le groupe d’enquêteurs dans les méandres de la Jungle, nouvelle Cour des miracles au cœur du bois de Vincennes, dans le dédale de l’illustre Sorbonne, jusqu’aux arrière-cours des troquets parisiens, pour s’achever en une course contre la montre dans les rues de la capitale.
Il leur faut à tout prix empêcher que ne sonne l’heure des fous...


Chronique de Marion :

Un SDF poignardé à mort sur les rails de la gare de Lyon, l'affaire confiée au capitaine Mehrlicht et son équipe devrait se régler rapidement, "rapide et propre" comme leur ordonne le commissaire. Mais quand l'identité du cadavre est révélée, c'est finalement une toute autre histoire et surtout une autre enquête qui débute. Pour Mehrlicht, Dossantos, Latour et Ménard, l'heure des fous approche. De la Jungle au cœur de bois de Vincennes aux couloirs de la Sorbonne, c'est un véritable jeu de piste aux rebondissements surprenants qui les attend... 

C'est en 2015 à l'occasion d'un Salon que je rencontrais Nicolas Lebel et que je découvrais donc cet auteur. Après avoir lu Sans pitié ni remords et Le jour des morts, il ne me restait donc plus que L'heure des fous à découvrir (oui pas forcément dans l'ordre préconisé, mais si je lisais toujours les livres dans le bon ordre ça se saurait ^^). L'heure des fous qui m'a offert une histoire, comme je l'attendais.

Le meurtre d'un prétendu SDF qui s'avère être une affaire plus complexe, voilà à quoi le capitaine Mehrlicht (à tête de grenouille) se voit confronter. Entouré de son équipe plutôt éclectique, l'enquête va révéler des surprises et va se ponctuer de rebondissements auxquels nul ne s'attendait. Notre équipe n'est pas au bout de ses surprises, tout comme le lecteur qui se régale de pages en pages.

Pour avoir déjà lu les autres romans de Nicolas Lebel, je me doutais qu'il ne fallait pas que je m'attende à une histoire qui pouvait sembler toute tracée, mais plutôt à une histoire prête à exploser à tous moment et qui ne me laisserait aucun répit. L'heure des fous, c'est exactement ça !

En plongeant dans ce roman, on ne s'attend pas une seule seconde à la tournure que vont prendre les événements. Une simple affaire de SFD poignardé, bon ok... , mais quand celle-ci lève déjà le voile sur la Jungle au coeur du bois de Vincennes, là on comprend que ce ne sera pas tout rose pour notre équipe. Les rebondissements, les révélations s'enchaînent au fil des pages, mettant à jour une terrible machination presque inimaginable. Personne ne peut se douter de l'issue final, tout est amené progressivement, les doutes planent dans l'esprit du lecteur et l'intrigue n'en est que plus haletante.

L'heure des fous permet aussi de rencontrer une équipe des plus originales. Aussi bien différents que complémentaires, Mehrlicht, Dossantos, Latour et Ménard nous offrent de sacrés moments. Entre les répliques cinglantes de Mehrlicht (Mehrlicht qu'on imagine tellement bien avec sa fameuse "tête de grenouille"), la drague un peu lourde de Dossantos envers Latour et le bouc émissaire qu'est Ménard, on ne s'ennuie pas une seule seconde. C'est une équipe comme on en croise nulle part ailleurs, et tous se révèlent très attachants (mention spéciale pour Sophie Latour pour qui j'ai un gros coup de cœur). Cela ne fait qu'ajouter du piquant à ce roman et en fait une de ses particularités ! 

Et que dire de l'écriture de Nicolas Lebel ? C'est vif, piquant, mordant même et parfois tellement drôle ! On ne s'ennuie pas une seule seconde avec cet auteur. Entre une intrigue parfaitement maîtrisée et des répliques cinglantes qui ponctuent ce roman, difficile de le lâcher une fois commencé. Nicolas Lebel réussit aussi bien à tenir en haleine son lecteur jusqu'aux dernières pages, mais aussi à le faire éclater de rire plus d'une fois entre les déconvenues et les répliques qui fusent sans arrêt. 

Vous l'avez sans doute compris, j'ai adoré retrouver l'écriture de Nicolas Lebel dans L'heure des fous. Je vous conseille vivement d'ailleurs de découvrir cet auteur si ce n'est encore fait. Vous plongerez dans des polars sombres, où le suspens ne fait que croitre au fil des pages et dont les intrigues n'ont pas finis de vous surprendre, le tout rythmé par un humour cinglant qui vous marquera. 


Chronique de Delphine :

Pour ma part, c'est la première fois que je lis un livre de Nicolas Lebel. Rencontré lors du Salon du polar de Nemours cette année, j'en ai profité pour acheter son premier livre, et faire ainsi la connaissance de ce fameux Mehrlicht. 

Je ne vais pas vous raconter l'histoire, la 4ème de couverture remplit parfaitement son rôle.  

Dans l'heure des fous, la première chose qui frappe c'est ce personnage atypique : Merhlicht. Ensuite, l'histoire ! Si au départ on pense avoir affaire à une simple affaire, on va très vite se rendre compte que cela va s'avérer bien plus complexe que çà. Et puis il y a l'équipe de Merhlicht : Sophie Latour, Mickael Dossantos et le jeune Ménard, stagiaire. D'ailleurs ce pauvre Ménard ne sera pas ménagé par un Merhlicht détestable à souhait. 

Mehrlicht ? Parlons en. C'est un personnage des plus atypiques. Il fume comme un pompier et c'est peu dire, il est désagréable à souhait, il ronchonne. Mais ce qui m'a le plus frappé finalement c'est surtout son implication dans l'enquête. Il ira au bout coûte que coûte. Et puis, même si il est souvent malaimable avec les membres de son équipe, on sent bien qu'il les apprécie à leur juste valeur. 

L'heure des fous est un livre comme je les aime. Une intrigue drôlement bien menée, avec des rebondissements de fous. Quand on pense avoir trouvé la clé de l'énigme, hop, un nouvel élément vient s'imiscer et on repart à zéro. J'ai vraiment beaucoup aimé la plume de l'auteur, elle est fraîche et fluide. C'est un régal à lire. Nicolas Lebel ponctue son récit de petits moments vifs et incisifs, et çà donne du mordant. A cela rajoutez une bonne dose d'humour, et vous aurez un résultat tout à fait délicieux ! 

J'ajouterai une mention spéciale pour la sonnerie de portable de Mehrlicht !! A chaque appel, un dialogue célèbre d'Audiard, ce qui donne parfois des situations cocaces et à mourir de rire.

Par contre je vous préviens d'avance, une fois commencée, vous ne pourrez pas refermer L'heure des fous avant de l'avoir terminé. On a envie de connaître l'issue. 

En conclusion, Nicolas Lebel est un auteur que j'ai pris plaisir à découvrir. L'heure des fous est un roman sombre qui vous surprendra tant par ses rebondissements que par l'humour mordant de l'auteur. 

A vous de jouer !! 

Quelques citations de ce bon vieux Mehrlicht 

Ouvre ben tes cages à miel ! Je vais te dire ce que j'en pense. J'en pense que baisouiller au boulot, ça embrouille le bulbe et ça t'amène que des pépins. Alors, mon conseil : tu l'oublies. Ou tu l'invites à claper un de ces soirs, et si elle te dit "non", tu l'oublies ! Ça t'évitera d'être muté d'office à Trifouillis-les-Oies avec un procès pour harcèlement qui te coûtera une blinde en bavard, et peut-être même ton taf. Tu vois ? 

Eh ben figure-toi, reprit Mehrlicht en regardant Dossantos, que l’inspecteur Ménard va nous résoudre cette enquête par ordinateur. Rentre chez toi, tu sers plus à rien. On est triquards, à la casse, tous les deux ! Hop ! Dehors les vioques ! L’inspecteur Ménard va te faire turbiner son nouveau super virus Microsoft Windows mes couilles et hop ! T’as le nom du tueur qui sort de l’imprimante, putain !

Dossantos enfila des gants de latex et se pencha à son tour sur le corps.
— Qu’est-ce que tu fous avec des gants en latex, toi ? lui demanda Mehrlicht, éberlué.
— Je regarde Les Experts sur la Une. Tu devrais.
— Il a raison, reprit Carrel. C’est là que j’ai tout appris. Mehrlicht grogna et aspira une bouffée de sa gitane.
— Je regarde pas la télé. Ça rend con. Et puis, si c’est pour finir habillé en latex… 



mercredi 19 avril 2017

Je m'appelle Birdy - Franco Mannara

Synopsis : Paolo, guitariste dans un groupe de rock underground qui vit à la Goutte-d’or, est dans la mouise : il a emprunté des sous à des caïds de son quartier et n’a aucun moyen de les rembourser, malgré leurs menaces de plus en plus violentes. Heureusement, il trouve un plan en or : faire de la filature pour un détective privé. C’est ainsi que Paolo se retrouve à suivre Birdy, toute jeune femme de milieu aisé qui a tout plaqué pour vivre avec un groupe de squatteurs. Sa famille est très inquiète. Paolo découvre avec stupéfaction que Birdy mène une vie encore plus sombre et destructrice qu’il n’y paraît.

En toile de fond, une crise sanitaire explose. Des douzaines de jeunes meurent en revenant de soirée après avoir consommé une nouvelle pilule bleue qui fait fureur. L’inspecteur Ibanez, gitan d’origine, est chargé de l’enquête. Bientôt, tout le monde s’arrache cette nouvelle drogue, sorte de « roulette russe chimique » qui donne lieu à des fêtes clandestines des plus dérangeantes. Birdy y est mêlée aussi, et Paolo se retrouve à son tour embringué dans un univers de débauche sexuelle insoupçonnable, et dont les manettes s’avèreront tenues par des groupuscules aux idées plus que radicales. Ibanez comprend que Paolo peut l’aider à boucler l’affaire. La mission du musicien prend alors une tout autre allure pour mettre un terme aux ravages d’une drogue qui cible la jeunesse française.


J'ai lu ce livre dans le cadre de mon partenariat avec Calmann-Levy. C'est un premier roman pour Franco Mannara. Et autant vous le dire, c'est un gros kiff me concernant !! 

Je ne vais pas vous peecher l'histoire parce que la 4ème de couverture remplit parfaitement son rôle. J'ai refermé ce livre il y a quelques jours, et je l'ai encore en mémoire. Mon ressenti là tout de suite ? Bordel ! quel putain de bon bouquin !! Oui je vous l'accorde c'est un peu vulgaire, mais c'est vraiment çà. Du coup j'ai un peu de mal à comprendre les critiques pas vraiment tops que j'ai lues. Bon je sais bien qu'on ne peut pas plaire à tout le monde, qu'il en faut pour tous les goûts, toussa, toussa. Mais Je m'appelle Birdy a été pour moi une claque mémorable !! 

Pourquoi j'ai adoré ce livre ? Pour plusieurs raisons. D'abord pour l'histoire. Je l'ai tout simplement trouvé super originale. Même si on note quand même quelques petites maladresses, l'histoire se tient, et nous tient en haleine. Franco Mannara plante le décor à sa façon : drugs and rock'n roll, pour ensuite nous entraîner dans une spirale infernale. Personnellement j'étais conquise dès les 50 premières pages. 
Ensuite il y a le style de Franco Mannara. Il a un style bien à lui. C'est un style frais et percutant comme je les aime. Honnêtement, j'ai pris énormément de plaisir à lire ce livre. Même si il faut bien l'avouer, certains passages sont trash et certaines âmes sensibles pourraient être choquées. Parce que Franco Mannara n'épargne pas ses personnages. Notamment Birdy. Cette jeune fille paumée qui vit en marge de la société. Elle est attachante de par ce qu'elle a vécu et ce qu'elle vit. 
Paolo est quant à lui un personnage auquel on s'attache également rapidement. Si au départ, on a plutôt l'impression d'avoir à faire à une simple caricature d'un chanteur de rock, on va vite s'apercevoir qu'il n'en est rien. 
Et puis il y a tous les autres, les personnages secondaires, qui apportent tous leur pierre à l'édifice et qui font de ce roman un roman atypique. Tous les personnages ont une particularité, un petit grain, quelque chose qui font qu'on s'intéresse à eux. 

L'histoire en elle-même fait froid dans le dos, parce que d'actualités, parce qu'elle fait écho à certaines vérités. Pour moi Je m'appelle Birdy a toutes les qualités pour en faire un très bon polar. C'est un livre qui sort des sentiers battus, qui nous emmène dans les bas-fonds d'une jeunesse perdue qui joue avec sa vie. Mention spéciale à la couverture pour la quelle j'ai littéralement craqué dès le départ.

En conclusion, Je m'appelle Birdy, est un livre qui fera très certainement parti de mon top 5 de l'année 2017. J'espère que Franco Mannara ne s'arrêtera pas en si bon chemin, parce que franchement pour un premier roman il place la barre très haute.

Je m'appelle Birdy est disponible dans toutes les bonnes librairies et espaces culturels.


lundi 17 avril 2017

C'est lundi ! Que lisez-vous ?


Le principe est simple. Le lundi, on fait le point sur les lectures en répondant à trois questions

  1. Quel livre venez-vous de terminer ?
  2. Que lisez-vous en ce moment ?
  3. Que lirez-vous après 

Le lundi de Delphine :

J'ai fini L'impasse d'Estelle Thareau
Je lis Je m'appelle Birdy de Franco Mannara
Je lirai ensuite Les aventures d'Edgar Nelson au pays d'Oz de Franck Driancourt

mercredi 12 avril 2017

Mémé dans les orties - Aurélie Valognes

Synopsis : Ferdinand Brun, 83 ans, solitaire, bougon, acariâtre – certains diraient : seul, aigri, méchant –, s'ennuie à ne pas mourir. Son unique passe-temps ? Éviter une armada de voisines aux cheveux couleur pêche, lavande ou abricot. Son plus grand plaisir ? Rendre chèvre la concierge, Mme Suarez, qui joue les petits chefs dans la résidence. Mais lorsque sa chienne prend la poudre d'escampette, le vieil homme perd définitivement goût à la vie ... jusqu'au jour où une fillette précoce et une mamie geek de 92 ans forcent littéralement sa porte, et son cœur.
Un livre drôle et rafraîchissant, bon pour le moral, et une véritable cure de bonne humeur !


 Cela faisait déjà un moment que je voulais lire ce livre, tellement les avis que j'en avais lu étaient bons. Alors quand un client du restaurant avec qui je parles lecture tout le week-end m'a proposé de me le prêter, je n'ai pas hésité. Et je peux déjà vous dire que je ne regrette pas.

Mémé dans les orties c'est l'histoire de Ferdinand, un vieux monsieur de 83 ans, solitaire, bourru et acariâtre qui vit dans une résidence. Il passe son temps à éviter ses voisines et à taquiner et embêter la concierge Madame Suarez. Les seuls moments où Ferdinand se sent bien c'est quand il promène sa chienne qu'il aime plus que tout. Alors le jour où celle-ci disparaît, le pauvre homme est désespéré et va tenter de mettre fin à ses jours. Se retrouvant à l'hôpital, sa fille qui habite à l'autre bout du monde va alors lui mettre un ultimatum : soit il lui prouve qu'il est encore capable de vivre seul, soit elle le placera en maison de retraite. Et pour cela elle va demander à Madame Suarez de surveiller Ferdinand et d'inspecter son appartement. C'est alors que va entrer dans sa vie une fillette précoce qui va radicalement changer sa vie.

Mémé dans les orties est un de ces livres qui nous donne le sourire en lisant. Je le place directement dans la catégorie des livres "doudous". Mais si vous savez, je vous ai déjà dis, le livre qui vous fait sourire, rire, pleurer, qui fait un bien fou quoi. 

Aurélie Valognes réussit à nous transporter avec cette histoire simple mais si profonde et touchante. Mémé dans les orties c'est une histoire sur les relations humaines, sur la solitude, la vieillesse, la jeunesse, la famille. Les personnages sont attachants ou détestables à souhait. Certaines scènes sont vraiment touchantes et ont réussi à me tirer une petite larmichette. A contrario, d'autres scènes m'ont fait rire voire même éclater de rire. En bref, avec Mémé dans les orties on passe du rire aux larmes, mais c'est un livre qui fait du bien au moral. En refermant ce roman, on ne peut que se sentir bien.

Dernière petite chose, j'ai adoré les expressions de chaque début de chapitre.

Mémé dans les orties est un vrai coup de coeur. J'ai passé un très agréable moment de lecture et je pense que je n'attendrai pas si longtemps pour me plonger dans le prochain roman d'Aurélie Valognes. Je ne peux donc que vous conseillez de lire Mémé dans les orties, si comme moi, vous aimez les romans qui parlent de la vie tout simplement.


"Aux petites heures de la nuit" de Flo Renard


Il y a quelques semaines Delphine vous faisait découvrir le livre qu'elle avait choisi pour moi à l'occasion de notre rendez-vous "Je choisis un livre pour toi". Pour rappel, l'heureux élu était donc Aux petites heures de la nuit de Flo Renard, piqûre de rappel sur son article à ce propos en cliquant par ici !

J'avais déjà vu plusieurs fois passer les livres de Flo Renard sur les réseaux sociaux, sans vraiment m'y intéresser plus que cela à vrai dire. L'occasion m'a donc été donnée de découvrir cette auteure avec Aux petites heures de la nuit.

Après un terrible accident, à dix-sept ans Benjamin devient paraplégique. Après plusieurs mois d'hospitalisation, c'est au centre de rééducation Les Épicéas que le jeune homme va réapprendre à vivre sans l'usage de ses jambes. Passionné de violon, Benjamin finit par reprendre goût à la musique alors que ses espoirs de carrière semblaient briser. Sa reconstruction se fera avec l'aide d'amis rencontrés au centre, Elise et Leopold qui ont eux aussi été malmenés par la vie. Benjamin reprend goût à la vie, à l'amitié, à la musique et à l'amour. Et lorsqu'il se remet à jouer du violon, d'étranges phénomènes surgissent alors au sein des Épicéas.

Aux petites heures de la nuit, c'est l'histoire d'une reconstruction, d'un après qui s'apprivoise et de rencontres qui changent la vie. C'est aussi une histoire qui prend une toute autre tournure à laquelle on ne s'attendait pas et qui se teinte alors de mystère, et même de surnaturel. N'étant pas particulièrement amatrice de ce côté "surnaturel", ce n'est pas ce point que je retiens de cette lecture, c'est plutôt, pour moi, un petit "bonus" qui ajoute une intrigue supplémentaire.

On s'attache à Benjamin, à ce jeune homme qui doit remonter la pente à travers cette terrible épreuve. Tout comme on s'attache ensuite à Elise et Léopold. Ils forment alors un trio uni, un trio uni par l'amitié, l'amitié qui est un des piliers de cette histoire, mais aussi par l'amour entre Benjamin et Léopold. Les deux garçons sont touchants, sensibles, et Flo Renard livre alors une relation emplie de respect et de soutien. Ils deviennent tous les trois presque des amis au fil de la lecture.

Le thème du handicap est abordé d'une manière juste avec beaucoup de sensibilité. L'auteure ne cherche pas à nous faire larmoyer dans notre lecture, elle pose parfaitement les mots sans en faire trop. Ca en deviendrait presque secondaire finalement dans notre lecture.

Flo Renard livre avec Aux petites heures de la nuit, un livre d'une incroyable douceur. L'auteure avec son écriture douce, soignée, légère, teintée de sensibilité et de justesse emporte le lecteur dans son histoire sans qu'il s'en aperçoive. Entre l'amour entre Benjamin et Léopold, l'amitié qui lie profondément les deux garçons à Elise et les difficultés à reprendre goût à la vie après de tels drames, c'est aussi des émotions qui ponctuent ce roman pages après pages. Le tout porté par la musique...

Flo Renard est une jolie découverte. N'hésitez pas à vous laisser tenter par Aux petites heures de la nuit pour quelques douces heures de lecture qui vous feront du bien. Le roman est disponible par ici sur Amazon.